Just another victory of the man over the machine.
Act only according to that maxim whereby you can at the same time will that it should become a universal law.
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Thursday, July 28th 2011 7:07pm
Sunday, July 3rd 2011 11:26am
Friday, June 17th 2011 4:07pm
Assurer des cours, publier des articles, prévoir un post-doc… Les doctorants doivent suivre ces règles implicites pour espérer un jour intégrer le monde de la recherche.
« Je suis débordé. J’ai douze milliards de copies à corriger et un compte rendu à écrire pour une revue d’ici trois jours. La thèse ? Je n’ai vraiment pas le temps en ce moment ! » Ce doctorant, la tête sous l’eau, est loin d’être un cas isolé. Il serait même plutôt représentatif du thésard ordinaire, souvent obligé de mettre la rédaction de sa thèse en veilleuse. La faute à des à-côtés chronophages, néanmoins indispensables pour trouver un emploi dans la recherche, qu’elle soit privée ou publique. « Même si je n’ai pas, à proprement parler, de stratégie d’insertion professionnelle, je sais qu’il existe des cases à cocher pour espérer un jour intégrer une équipe de recherche », avoue Delphine Lecombe, qui prépare actuellement une thèse sur la Colombie au Centre d’études et de recherches internationales (CERI). Spontanément, elle cite la nécessité de publier une poignée d’articles dans des revues françaises, si possible internationales, de se constituer un solide réseau dans son domaine, sans oublier l’obligation de participer à des colloques et celle de donner des cours. Ces conditions nécessaires – mais pas suffisantes – pour intégrer le monde de larecherche, la jeune femme ne les connaissait pas forcément. Mais elle a pu compter sur son directeur de thèse et quelques autres personnes, qui lui ont enseigné les non-dits du monde académique. Et ce, dès le master. Une chance. Car en réalité, tout se jouerait au niveau du master recherche. « C’est à ce moment-là que l’on réfléchit au sujet de thèse et que l’onprend contact avec le directeur de thèse. Mais malheureusement, tous les enjeux ne sont pas forcément mis sur la table à ce moment-là », regrette François Fort, chercheur à Paris-Dauphine. D’autant que, vers 23 ou 24 ans, l’étudiant, lui, n’est pas toujours à même de prendre seul les décisions qui engagent son avenir. D’où l’importance de dénicher le plus tôt possible des « parrains » capables d’expliquer les tenants et les aboutissants. « C’est curieux comment l’origine socioparentale des doctorants joue sur leur stratégie d’insertion professionnelle. Les enfants de patron en recherche et développement ou de chercheurconnaissent mieux que les autres l’importance du sujet de la thèse, la bonne façon de se vendre, les règles implicites de recrutement et d’avancement », explique François Fort.Résultat, les apprentis chercheurs tombent parfois des nues en découvrant l’envers du décor. La preuve au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), qui reçoit 450 nouveaux doctorants chaque année. La moitié en provenance des masters recherche universitaires, l’autre moitié sortie des écoles d’ingénieurs. « Ces derniers sont un peu plus réalistes que les autres. Ils ont davantage conscience que même les chercheurs doivent savoir se vendre et valoriser leurs résultats. A l’université, ils n’ont pas encore cette culture. Les étudiants sont très mal informés et véhiculent parfois des visions caricaturales de la recherche privée », constate Sylvie Esterlin-Thiollier, responsable pédagogique à l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), l’organisme de formation du CEA. Pour éviter les oublis lourds de conséquences, l’Ecole des mines de Saint-Etienne (EMSE) envisage d’obliger ses doctorants à publier au moins un article dans une revue scientifique lors de la thèse. Pas d’article, pas de soutenance de thèse. Sévère mais nécessaire : « Beaucoup de candidats au doctorat ne connaissent ni le déroulé d’une thèse ni ses enjeux, soutient Valérie Laforest, responsable du master recherche Sciences de l’environnementindustriel et urbain de l’EMSE. Pourtant, il est primordial de ne pas se cantonner à son sujet, de sortir du laboratoire, d’intégrer un réseau d’experts, de prendre contact avec les différents acteurs de son secteur. » Autres exigences : la nécessité d’un post-doctorat et d’une expérience internationale. « On le demande de plus en plus fréquemment, notamment dans les grandes écoles », affirme Valérie Laforest. Du côté des recruteurs, on confirme sans fard le poids des activités « hors thèse ». « Au CNRS, chaque discipline a ses propres critères de sélection, explique Christine d’Argouges, directrice des ressources humaines. Mais le grand principe, c’est de prendre le meilleur dans chaque domaine. Ce qui compte, c’est la qualité, le volume et l’originalité des travaux. Une candidature chez nous se prépare sur plusieurs années, tout au long du doctorat. Les thésards ont parfois des difficultés à concilier leur thèse et leurs activités annexes, mais ils peuvent toujours faire un post-doctorat ensuite. » Cette année, le CNRS offre 377 nouveaux postes… pour 8 000 candidats environ. Mêmes attentes à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) : « Sans être élitiste, il existe un minimum requis pour intégrer une équipe de recherche. Ne serait-ce qu’à cause de la concurrence », estime Thierry Boujard, directeur adjoint des ressources humaines de l’INRA, qui compte 1 850 chercheurs dont 400 doctorants. Un quart des candidats sont étrangers. « Les jurys de sélection font le tri en fonction de l’adéquation du candidat au poste, mais surtout en prenant en considération le niveau de la personne. » L’aisance à l’oral, l’interdisciplinarité,la capacité à évoluer vers des fonctions d’encadrement… Et la thèse là-dedans ? « Au-delà de la qualité du travail, le nom et la réputation du laboratoire et du directeur de thèse font la différence. Et ce, quel que soit le contenu de la thèse. Il ne faut pas être naïf », affirme Thierry Boujard, qui insiste lui aussi sur la nécessité de faire partie intégrante d’une communauté internationale de scientifiques, de publier dans les meilleures revues, de faire des postdocqui apportent une vraie plusvalue. De fait, l’âge moyen d’entrée à l’INRA en tant que titulaire est de 31 ans. Soit entre deux et quatre ans après la fin de la thèse. Au final, c’est un véritable parcours du combattant qui attend les futures blouses blanches. Natacha Gally, doctorante en sciences administratives, est en plein dedans. Elle doit bientôt soutenir sa thèse, entre les cours, les colloques et les articles. Aujourd’hui bien intégrée dans un réseaude chercheurs, elle a décidé de moins se disperser. « De toute façon, on ne peut pas maîtriser tous les paramètres. Le mieux que je puisse faire aujourd’hui, c’est me concentrer sur ma thèse. » Cela tombe bien. C’est ce qu’elle préfère.
Dans le privé, des critères plus éclectiques
Public, privé, même combat ? Pas vraiment. Même si les attentes des recruteurs publics se rapprochent peu à peu de celles des recruteurs privés, le décalage reste latent. « De vraies différences existent aujourd’hui en termes de recrutement des jeunes chercheurs : ceux-ci sont recrutés quasi exclusivement sur leur excellence scientifique dans le public, alors que le secteur privé recherche davantage une palette plus large de compétences », signale une étude APEC-Deloitte, réalisée en 2010 dans huit pays différents. Confirmation à l’Association Bernard-Gregory, rebaptisée depuis peu Intelli’agence : « Le public a ses codes, le privé aussi. Ce ne sont pas les mêmes », juge Martine Pretceille, directrice générale de cette association oeuvrant pour le rapprochement entre entreprises et jeunes chercheurs. Ainsi, le candidat idéal aux yeux d’un recruteur privé – qu’il provienne d’un grand groupe, d’une PME innovante, d’une entreprise de conseil ou d’une organisation internationale – doit être capable de bien communiquer à l’écrit comme à l’oral, doit pouvoir évoluer, changer facilement de poste ou de carrière et, surtout, doit pouvoir comprendre les exigences économiques, marketing et financières. Bref, le candidat doit présenter un éventail large de qualités. Pas toujours évident : « Le jeune docteur met naturellement en avant son parcours scientifique. Certes, la thèse représente 85 % du travail d’un doctorant. Mais ce sont les 15 % qui font la différence dans le privé. Les entreprises ne recrutent pas un doctorat, mais un docteur, une personnalité », atteste Martine Pretceille. Concrètement, le meilleur test pour savoir si un doctorant est prêt à affronter le monde privé, c’est de voir s’il est capable d’expliquer sa thèse clairement en moins de dix minutes. S’il y arrive, il est bien parti. Si, en plus, il parvient dans le même temps à définir sa valeur ajoutée personnelle, il est fin prêt. « Ce type de profil existe. Mais il ne reste pas longtemps libre sur le marché du travail », sourit Martine Pretceille.
Julien Dupont pour Le Monde Campus du 29 mars 2011
(source)
Wednesday, April 27th 2011 9:13pm
Thursday, March 4th 2010 7:14am
Ten Simple Rules for Choosing between Industry and Academia
Who would write that in France?
(via pegobry)
C’est clair.
Saturday, November 14th 2009 12:57pm
-intheclouds:flamingho:two-hearts:mandyyochan:tokishira:daldalfiona:
skippadiablocanon:pattycakesxo:elmowriteslove:steffinlove:tonsilogomgitskaaate
Wednesday, November 11th 2009 4:28pm
Monday, October 19th 2009 7:33pm
I guess my tumblr is back to life. Japan was amazing, I will post some pics soon. I graduated yesterday, I’m now officially an engineer. I’m starting my PhD in two weeks, yay! I’m so tired.
Tuesday, September 15th 2009 10:11pm
I was browsing PhD programs when I came across this excerpt. This pretty much sums up my current lifestyle. It’s masochistic, but I love it.
You will spend long hours in the library working on a topic which on a black day might seem to be of interest to no one else in the world. You should bear in mind that you will probably be poor, and that you will almost certainly have to spend a great deal of time reading material which you find unappetising in order to master your chosen field.
*sigh*
Wednesday, February 4th 2009 7:30pm